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Rien de quoi s’inquiéter

août 7th, 2008 par Nicolas

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Ce n’est pas encore vraiment le moment d’en parler pour mon cas, mais mardi nous avons eu lors de notre après-midi de découverte, un exposé à propos du choc des cultures.

Une professeure de sociologie est venue nous parler de ce phénomène/maladie qui souvent s’impose aux personnes quittant leur pays pour aller vivre dans un autre. Le fait d’être plonger dans une autre culture ne permet plus à l’individu d’utiliser ses repères habituels pour tenir un équilibre psychologique. Ce phénomène que beaucoup d’expatriés connaissent au départ, va influencer l’humeur du sujet. Après une première période de grande découverte et de suractivité que l’on nomme la lune de miel (« Honey Moon »), une rupture se fait. Puis se suit un cycle, entre guérison et rupture variant selon la personne, mais tendant généralement vers le positif.

J’ai déjà entendu des personnes parler de ce phénomène et puis on a également une expression dans notre langage : « Avoir le mal du pays ». Mais dans un pays européen comme la Suède on ne s’attend peut-être pas à avoir un choc des cultures très violent. Pourtant, si on prend un exemple très basic tel que le fait d’aller faire ses courses, on comprend déjà mieux ce que ce professeur tentait vainement de nous expliquer. Dans le supermarché, il y a les produits que vous connaissez, ceux qui sont mondialement connus, et puis il y a les autres. Pour un français en Suède par exemple, on pourra être amené à rechercher le grand présentoir avec les saucissons et la charcuterie, le fromage, à la coupe ou non, etc. A la place on découvre, le saumon et le poisson plus en général en grande quantité, des saucisses que l’on croirait entourées de plastique, avec une chaire qui n’en est pas, beaucoup d’eau gazeuse, du yaourt en bouteille, du lait écaillé,…

Parmi ses conclusions j’ai pu noter deux points. Le premier était celui-ci : ne pas essaier de retrouver les produits de notre pays, mais plutôt s’inspirer de ceux présents sur place pour cuisiner, dans l’exemple du supermarché. Le second était : faire preuve d’humilité envers la nouvelle culture, avoir envie de découvrir tout ce qui fait la culture du pays où l’on se trouve. Ce qui rejoint en fait le premier, mais la nourriture étant vitale, c’est souvent une des premières choses que l’on a à découvrir.

Je n’ai aucun problème car je suis dans la meilleure période, mais je ne sais pas trop ce qu’ils ont essaié de faire en nous expliquant cela. Peut-être est-ce pour que la chute soit moins dure. En tout cas, j’ai trouvé ça très intéressant, et j’espère que vous y songerez si vous partez un jour à l’étranger. Je vous ai fait un graphique pour mieux comprendre.

Et si vous voulez m’aider dans les périodes de « Culture shock », vous pouvez toujours me demander mon adresse postale par mail, et m’envoyer du saucisson, du fromage ou du vin (ou les trois en même temps, c’est encore meilleur !).

culturshock.jpg